Respirer sous l'eau

Pourquoi utiliser une bouteille et un détendeur plutôt qu'un long tuba ?

Sur Terre, nous sommes entourés d'air.
Cet air pèse un certain poids : la pression atmosphérique, sa valeur est de 1 bar : Patm = 1 bar.
En descendant sous l'eau, nous allons supporter en plus le poids de l'eau : la pression hydrostatique. Celle-ci augmente de 1 bar tous les 10m.
À 10m, la pression totale est de 2 bars ; à 20m de 3 bars, etc.
Si nous respirions avec un tuba relié à la surface, la différence de pression nous empêcherait de gonfler nos poumons (impossible dès 1-2m).
Nous utilisons un détendeur qui "capte" la pression et donne de l'air exactement à la même pression que celle qui nous entoure. Nous pouvons donc gonfler nos poumons et respirer !

Pourquoi doit-on équilibrer ses oreilles à la descente ?

C'est encore dû aux variations de pression.
À la descente, la pression augmente ; à la remontée, elle diminue.
Une variation de pression entraîne une variation inverse de volume.
À la descente, la pression augmente, le volume diminue. À la remontée, la pression diminue, le volume augmente.
Certaines parties de notre corps contiennent de l'air et ne doivent pas varier de volume. Nous devons équilibrer ces "espaces aériens" pour éviter un barotraumatisme :

  • Les oreilles : envoyer de l'air dès le début de la descente (manœuvre de Valsalva) ; laisser l'air s'échapper seul à la remontée.
  • Les sinus : ne pas plonger enrhumé.
  • Le masque : souffler régulièrement par le nez à la descente.
  • Les dents : attention aux caries qui sont des "pièges à air".

Pourquoi ne doit-on jamais bloquer sa respiration en remontant ?

C'est un effet combiné de la pression et de la respiration d'air comprimé.
En remontant, la pression diminue. Si l'on ne laisse pas l'air s'échapper, il va chercher à augmenter de volume.
Les poumons n'étant pas extensibles, on risque la surpression pulmonaire.
C'est un accident grave, mais facile à éviter : toujours respirer et souffler à la remontée.